Bonjour tout le monde,
Devoir uriner souvent, voilà bien un sujet qui amène pas mal d’hommes au cabinet médical.
Le radiologue a pris tout son temps pour … me triturer le derrière, il y a un terme plus technique pour ça.
Je ne peux pas dire que ça ait été un moment plaisant, sauf peut-être pour le radiologue.
Toujours est-il que j’ai une prostate plus grosse qu’un pamplemousse, et qu’il n’y a pas vraiment assez de place pour ça là-dedans.
À un moment c’est allé jusqu’à des douleurs au foie, et le médecin a bien dû avouer son désarroi face à ça. Il a déclaré texto “il va falloir faire de la place”, et proposé un rendez-vous chez l’urologue.
Eh attendez … Faire de place en pareil cas, pour beaucoup de gens c’est enlever la prostate. Après, on se pointe avec une voix de soprano. Mignon, peut-être, séduisant, moins sûr.
J’ai appelé un naturopathe. Quelques dizaines de gouttes de mélisse, plus aucune douleur depuis trois ans.
Après il y a le problème de faire pipi souvent. Dans une boutique bio j’ai avisé un flacon de “complexe prostate”. J’ai pris ça deux à trois semaines, et puis je tenais pratiquement la journée.
L’année d’après je serais plus mesuré. Un jour j’arrivais aux toilettes, et puis là, le temps de sortir le matériel, ça giclait dans tous les sens. Deux jours après je devais faire un trajet en voiture comme passager, imaginez comme j’étais rassuré.
Je suis allé chercher un flacon de “complexe prostate”, j’ai pu assurer le trajet sans problème.
Quelques mois plus tard, ça a tendance à se dégrader de nouveau. Ah il est vrai qu’à un moment j’ai eu du papier toilette de couleur, donc potentiellement des perturbateurs endocriniens qui allaient avec.
Je suis revenu au papier blanc. Ça met un peu de temps. Ah tiens, pendant que j’écris ça, je prends conscience que depuis un moment je tape au clavier et je n’ai pas eu besoin d’aller aux toilettes.
Jusque là, je croyais que c’était le fait de dormir qui interrompait le problème, puisque j’ai lu que pendant le sommeil un mécanisme arrête l’urine. Mais si en faisant le zozo sur les forums assis sur le canapé ça s’arrête aussi, probablement faut-il être plus nuancé dans les explications.
Toute information complémentaire sera bienvenue.
Notamment, si quelqu’un a pu observer des évolutions dans l’efficacité de ce genre de produit.
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Ah un point qui suscite ma curiosité. On entend beaucoup de gens avec une grosse prostate déclarer qu’ils doivent se lever la nuit, et qu’ils sortent laborieusement trois gouttes, et retournent se coucher avec l’envie de faire pipi toujours présente. La question qui me paraît s’imposer : combien ces gens-là boivent-ils par jour ?
Bonjour Gloops,
Merci pour votre retour et pour avoir pris le temps de préciser votre parcours.
Je vais être très direct et factuel, car il y a plusieurs points importants à clarifier sur le plan médical.
Une gêne urinaire masculine avec envies fréquentes, levers nocturnes, difficultés à vider la vessie peut effectivement s’inscrire dans le cadre d’une hyperplasie bénigne de la prostate. Dans ce contexte, les symptômes peuvent fluctuer spontanément, parfois de façon importante, sans que cela soit forcément lié à un traitement ou à un changement précis dans le mode de vie.
Concernant les douleurs “au foie” ou les hypothèses de migration de l’urine vers les voies biliaires ou digestives : ce type de mécanisme n’est pas compatible avec l’anatomie humaine. L’urine ne remonte pas vers le foie ou les voies biliaires. Une obstruction urinaire agit en aval (vessie / prostate / reins), mais ne crée pas ce type de symptômes hépatiques.
Sur les compléments à base de plantes (type mélisse ou “complexes prostate”), certaines personnes rapportent une amélioration subjective. Cela peut s’expliquer par des variations naturelles des symptômes, un effet relaxant, ou un effet placebo.
Le point le plus important, et je me permets d’insister dessus, c’est qu’une amélioration des symptômes ne permet pas de conclure que le problème anatomique est résolu. Dans les troubles prostatiques, l’évolution peut être très variable, avec des périodes d’accalmie puis de reprise.
Enfin, pour les levers nocturnes, la quantité bue est effectivement un facteur, mais rarement le seul. Il existe souvent une combinaison entre production d’urine nocturne, sensibilité vésicale et difficulté de vidange.
Si vous n’avez pas eu récemment d’évaluation objective (échographie avec résidu post-mictionnel, débit urinaire, examen prostatique), c’est vraiment ce qui permet de situer la situation de façon fiable, au-delà du ressenti.
Prenez soin de vous !