J’ai des agraphes métalliques dans le genou (ligamentoplastie en 1990). A l’époque, et encore mon médecin aujourd’hui m’ont dit qu’il ne fallait pas faire d’infiltration dans ce genou (risques d’infection). Alors, l’arthroscanner , pour lequel il y a une injection dans le genou est-il possible ou y a t-il des risques d’infection?
Bonjour Emmanuelli,
Dans votre situation, la présence d’agrafes métalliques après ligamentoplastie n’est pas, en soi, une contre‑indication à la réalisation d’un arthroscanner du genou. L’examen consiste à injecter, en conditions d’asepsie rigoureuses, une petite quantité de produit de contraste dans l’articulation avant le scanner ; il s’agit donc bien d’un geste de ponction intra‑articulaire, avec un risque d’infection réel mais rare lorsque les protocoles sont respectés.
La différence avec l’infiltration dont on vous a parlé est surtout l’objectif (thérapeutique pour l’infiltration, diagnostique pour l’arthroscanner) et parfois la nature/la quantité de produit injecté, mais pas le principe du geste : dans les deux cas, on pénètre l’articulation avec une aiguille. C’est pour cette raison que la prudence de vos médecins reste cohérente.
La conduite à tenir doit être individualisée :
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Le radiologue doit être clairement informé de votre ligamentoplastie de 1990, de la présence d’agrafes et de la recommandation antérieure d’éviter les infiltrations.
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Il évaluera avec vous les contre‑indications (signes d’infection, terrain général, traitements anticoagulants, antécédent d’allergie, etc.) et le rapport bénéfice/risque de l’arthroscanner dans votre cas précis.
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Si le moindre doute persiste, un échange direct entre votre orthopédiste/rhumatologue et le radiologue est souhaitable pour décider soit de maintenir l’arthroscanner, soit de privilégier une autre modalité d’imagerie (scanner sans injection intra‑articulaire, voire simple suivi clinique).
Comme vous l’aurez compris, l’arthroscanner est techniquement possible chez vous, mais il s’agit bien d’un geste invasif comportant un faible risque d’infection, la décision doit donc se prendre collégialement, en tenant compte de vos antécédents, de vos symptômes actuels et des alternatives disponibles.
Prenez soin de vous !