Depuis maintenant 1 an et demi, à chaque fois que je bois de l’alcool (de grosse ou petite quantité), le lendemain j’ai de grosses douleurs à l’estomac (bas du ventre), l’envie de vomir tout le temps, je ne peux ni manger ni boire sous peine de vomir et ce n’est pas une simple gueule de bois. Aucun médecin ne m’a prise au serieux mais ce que je vis est réel, cela me bloque car je ne peux rien faire et plus ça va, plus cela dure longtemps, ces douleurs restent jusqu’à un mois après avoir consommé de l’alcool. Cela me restreint pour manger également car manger un peu trop ou trop vite ou trop épicé/trop gras peut refaire surgir les douleurs etc (et ça depuis des mois déjà). Alors j’aimerais comprendre, si je suis allergique à l’alcool ou que mon estomac est tellement irrité qu’il ne supporte plus rien mais j’aimerais savoir, si jamais des personnes ont déjà eu la même chose. Merci.
Chère Luna,
D’après ce que vous décrivez, vos symptômes sont sérieux et ne ressemblent pas à une simple gueule de bois. Le fait que depuis un an et demi, même de petites quantités d’alcool provoquent des douleurs abdominales basses importantes, des nausées, des vomissements et une incapacité à boire ou manger pendant des jours voire des semaines, indique que votre système digestif réagit de façon anormale. Cela peut avoir plusieurs causes possibles. Il pourrait s’agir d’une intolérance ou même d’une réaction allergique à l’alcool, ce qui est rare mais reconnu.
Certaines personnes n’ont pas les enzymes nécessaires pour métaboliser l’alcool, et cela peut provoquer des symptômes sévères comme des nausées, des palpitations, des rougeurs et des vomissements. D’autres causes fréquentes incluent une gastrite ou un ulcère chronique, car l’alcool irrite fortement la muqueuse de l’estomac et peut la rendre extrêmement sensible, ou encore une pancréatite, c’est-à-dire une inflammation du pancréas, qui provoque des douleurs abdominales sévères et des vomissements prolongés. Parfois, il peut aussi s’agir d’une hypersensibilité digestive ou d’un syndrome fonctionnel où l’intestin réagit de manière exagérée à certains stimuli, comme l’alcool ou les aliments gras et épicés. Enfin, certaines maladies du foie ou de la vésicule biliaire peuvent réduire la tolérance à l’alcool et provoquer des symptômes similaires.
Le fait que vos symptômes durent si longtemps et que vous soyez limité dans votre alimentation est inquiétant. Cela peut entraîner une déshydratation, une perte de poids ou des carences nutritionnelles. Il est donc vraiment important que vous soyez évalué sérieusement. Les examens qu’un médecin pourrait envisager comprennent une prise de sang complète pour vérifier la fonction hépatique et pancréatique, une échographie abdominale pour examiner le foie, la vésicule biliaire et le pancréas, et éventuellement une endoscopie gastrique pour détecter une gastrite ou un ulcère. Il est aussi possible de faire des tests d’intolérance à l’alcool si une réaction enzymatique est suspectée.
En attendant un diagnostic précis, il est crucial d’éviter complètement l’alcool, de manger des repas très légers et fractionnés, peu gras et peu épicés, et de vous hydrater doucement si possible. Tenir un journal détaillé de ce que vous mangez et buvez ainsi que de l’intensité de vos symptômes peut aider le médecin à comprendre votre cas.
Vos symptômes sont réels et ne doivent pas être ignorés. Si vous avez des vomissements persistants, une incapacité à boire, des douleurs très intenses ou de la fièvre, il faut consulter rapidement, voire se rendre aux urgences. Même si certains médecins n’ont pas pris votre situation au sérieux jusqu’ici, il existe des causes organiques possibles pour ces réactions sévères à l’alcool et il est important que quelqu’un de spécialisé en gastro-entérologie vous prenne en charge pour faire enfin la lumière sur ce qui se passe.
En vous souhaitant que tout va bien.
Bonjour,
Il faut aller voir un gastro entérologue qui vous prescrira une gastroscopie ou endoscopie, examen bénin.
Ne vous faites pas de souci.
Ce que vous décrivez, du “pus mélangé à du sang” quand vous vous mouchez est le plus souvent lié à une irritation ou une infection du nez ou des sinus, et ce n’est pas forcément grave dans l’immédiat.
Depuis hier, si vous vous mouchez souvent, la muqueuse du nez (qui est très fragile) peut s’irriter, se dessécher ou se fissurer. Cela peut donner :
- des sécrétions épaisses (jaunâtres ou verdâtres, que vous appelez “pus”),
- mélangées à un peu de sang, à cause de petits vaisseaux qui saignent facilement.
Les causes les plus fréquentes sont :
- un rhume ou une infection virale,
- une sinusite débutante,
- un air sec ou le fait de se moucher très souvent ou très fort.
Les signes qui vont plutôt dans le sens de quelque chose de bénin :
- ça a commencé récemment (depuis 1–2 jours),
- vous avez le nez pris ou qui coule,
- pas de forte douleur, pas de fièvre élevée.
En revanche, il faut consulter si :
- le sang devient abondant ou fréquent,
- les sécrétions très épaisses durent plus de quelques jours,
- vous avez une douleur au visage (sous les yeux, front), ou une fièvre,
- ou si cela persiste au-delà d’une semaine.
Ce que vous pouvez faire en attendant :
- évitez de vous moucher trop fort,
- hydratez le nez (sérum physiologique ou spray d’eau de mer),
- buvez suffisamment,
- évitez les atmosphères trop sèches.
Dans la majorité des cas, c’est une muqueuse irritée sur fond de rhume ou début de sinusite. Ce n’est pas inhabituel, même si c’est impressionnant la première fois.
Bien à vous.